Va Chercher Bonheur...

... Au Brésil ou en Belgique

25 septembre 2006

Les langues, les moutons et les horaires de travail

Belgique : petit pays, plusieurs langues, une capitale (Bruxelles), de la campagne, et pleins d'histoires (belges).

Comme je l'annonçais plus bas, je me suis exporté en Belgique quelques mois. Et quelle ne fut pas surprise le premier jour de voir qu'à 16H30 je devenais le seul être vivant de l'open space...

Je me suis longtemps demandé pourquoi tout le monde arrivait le matin entre 7 et 8 heures et repartait tout aussi tôt le soir. Et un beau jour pluvieux, alors que j'avais complètement écarté de mon esprit l'idée de pouvoir un jour résoudre cette énigme, un chauffeur de taxi m'a apporté la lumière !

En Belgique, les flamands ne veulent pas vivre à Bruxelles parce que c'est une zone francophone. Et les francophones ne veulent pas non plus vivre à Bruxelles, parce que c'est une zone mixte et que finalement la wallonie est tout de même beaucoup plus hospitalière. Du coup, Bruxelles est le contraire d'une ville dortoir, c'est une ville où les gens viennent travailler mais ou personne ne vit. Et il sembleraient que les gens veuillent vivre le plus loin possible de la ville.

Mais forcément, comme le boulot est à Bruxelles (comme à Paris en France), ils se tapent tous le trajet tous les matins. Et comme un mouton fait toujours la même chose qu'un autre mouton, tout ce petit monde se retrouve coincé dans les embouteillages du matin (ils appellent ça des files, j'aurai dit des queuleuleu moi mais bon). Et comme il y a toujours des moutons plus malins que les autres moutons, certains se sont dit "oui, mais si on venait plus tôt pour doubler tout ces autres connards !!". Pas con ! Sauf qu'un mouton restant tout de même un mouton, ils se lèvent tous à 5 heures du mat' pour se taper 1 heure de bouchon et arriver au boulot à 7h. En plus, pas de bol, la législation locale favorise fiscalement les voitures de fonction, ce qui augmente encore le nombre de grosses boites de métal qui prennent de la place et envoie de par le ciel leurs délicates effluves carbonique. De toutes façons les belges semblent nouer un attachement très particulier à leur carrosse, donc rares sont ceux qui se  disent qu'ils pourraient prendre les transports en commun.

Alors que moi, tel le parisien standard chevauchant son fidèle métro, j'habite en centre-ville, je me lève pépère à 8h et je suis au travail à 9h30, frais, dispo et les veines pleines de caféine. Bon après c'est vrai qu'on peut toujours discuter sur pleins de sujets : est-ce qu'il vaut mieux vivre en ville ou en campagne ? Vaut-il mieux être un lève-tôt ou un couche-tard ? T'es plutôt voiture ou métro ? Slip ou caleçon ? Est-ce que les gencives des porcs sont meilleures que leurs travers ? Mais tout ça ne me rendra pas la compagnie qui m'a manqué de 16H30  à tard le soir...

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16 septembre 2006

180 pages de Brésil

Je viens de lire La Salamandre de Jean-Christophe Rufin. Le type avait déjà eu le bon goût d'écrire Globalia, que personnellement je classe vraiment pas loin de 1984 (c'est dire si je le classe haut). Et là, il nous sort une petite merveille : un roman avec de vrais morceaux de Brésil dedans.

L'histoire se passe dans le Recife contemporain, une française débarque toute pleine de françaiseries, tombe follement (vraiment très très follement) amoureuse d'un brésilien et découvre ainsi le Brésil, son rythme, ses favelas, sa richesse et sa vie. Bon après ça se passe mal, mais je vais pas non plus vous raconter la fin.

Je n'avais jamais aussi bien vu décrit la façon dont on a l'impression que c'est l'air local qui provoque cet envoûtement et invite au lacher-prise. A aucun moment je ne me suis dit "Ha ha ! On voit bien que ce p'ti gars est rien qu'un français qui comprend que dalle au Brésil !". Et par contre, un paquet de fois je me suis dit "Tiens, c'est marrant, j'ai vécu exactement la même chose" ; même les avocats et les consuls de France que j'ai croisé étaient pareils.

Alors à tous ceux qui veulent avoir une idée de ce qu'est le Brésil sans avoir besoin de faire 11.000km, je conseille ce bouquin. Même prescription pour tous ceux qui ont la saudade... ;-)

Mais, mes fidèles lecteurs (s'il en reste), vous devez sûrement vous demander ce que je fais de ma vie maintenant. Et, magie, j'ai réponse à question !! Je me suis réexporté. Je suis en Belgique, à Bruxelles. Je me demandais si j'allais ouvrir un second blog pour dire plein de bêtises et parler un peu de la vie en Belgique, mais finalement et après mûres réflexions toutes plus vides de sens les unes que les autres, j'ai décidé, en mon âme et consistance, que je réutiliserai le même blog pour la Belgique ! Va chercher bonheur au Brésil devient donc Va chercher bonheur au Brésil ou en Belgique. Pour mon prochain billet, j'hésite entre "de la relation entre les embouteillages, l'immobilier et les langues" et "des symboles qui pissent dans la rue, une fois". Vous verrez !

Posté par chercherbonheur à 13:27 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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