31 août 2004
Appel à contributions
Si vous connaissez le Brésil.
Si vous êtes brésiliens et que vous parlez français.
Si vous vous intéressez de quelque façon que ce soit à ce pays.
Et si vous voulez écrire quelque chose sur le sujet.
Alors cette tribune vous est ouverte. Envoyez-moi un texte de votre cru
sur ce pays et je le publierai ici. C'est pas que je n'ai plus d'idées
mais je pense que d'autres peuvent aussi avoir des choses intéressantes
à exprimer.
Alors tous à vos claviers ! Pour vous motiver : le meilleur texte recevra une carte postale !!
26 août 2004
Relation au téléphone
Ouais je sais, c'est bizare d'écrire sur ce sujet qui ne parrait pas
tellement intéressant comme ça, mais c'est que, ce matin, un coup de
fil m'a prit au saut du lit et m'a fait réfléchir là-dessus. Venons-en
aux faits matinaux :
- dring dring, donc.
Qui donc ça peut être à cette heure-ci ??
- Alô,
- Je suis bien sur le téléphone de wanianio (pas bien compris le nom) ?
- Pardon ?
- Wanianio ?
- Non.
- Tût, tût, tût.
Vous remarquerez au cours de ce dialogue, que les "bonjour", et les "oh, excusez-moi, j'ai dû me tromper de numéro"
sont largement passés à la trappe. Mais en dehors de ces impolitesses
qu'on imputera au fait que n'étant pas son pote, il ne voyait pas de
raison de me respecter, on constate par ailleurs des comportements
téléphoniques qui au pays des baguettes, des escargots et du
*savoir-vivre* seraient pris pour des manques de courtoisie.
En France, on va généralement essayer de mettre à l'aise son
interlocuteur, en demandant comment ça va, en incluant la transmission
de l'information nécessitant l'appel dans un contexte général de
situation relationelle normale ; c'est à dire qu'on ne va pas limiter
l'appel à dire ce qu'on à dire, on construit de la relation,
généralement en introduction et en conclusion de l'appel.
Ici, non. Et dans ma condition de français, j'ai le réflexe de
commencer mes appels émis ou reçus par ces amuses-geules de prises de
contact, ce qui en général me vaut un "Vas-y, parles !". De même, la conclusion se compose en général en tout et pour tout d'un rapide "tchau", éventuellement un "tchau, tchau", mais très rarement par un "Et sinon ? Comment ça va ?". Non pas que ça me dérangasse particulièrement, c'est juste que je n'y suis pas encore complètement habitué.
Comme pour le cas de pas mal de chose que je dis ici, je fais quelques
généralisations volontaires et je suis entièrement conscient que
certains et certaines échappent à celles-ci.
23 août 2004
Un immeuble qui tourne
Pour que vous puissiez vous rendre compte à quel point les gens qui
sont riches sont riches ici, ils ont construit un immeuble spécial
riche, un immeuble spécial "j'ai de l'argent à dépenser" : onze
appartements, chacun constituant en soi un étage, ce qui est assez
ridicule considérant qu'il y a dans le coin des immeubles dans lesquels
les suites sont constituées de deux ou trois étages (chaque étage
pouvant déjà représenter 200 m², je vous laisse imaginer). Mais là où
il devient moins ridicule mon immeuble (enfin celui dont je parle, pas
celui où j'habite hein) c'est dans le mécanisme interne qui permet à
chaque appartement de tourner sur lui-même...
Un reflet t'empêche de regarder tranquilement la télévision? Appuis sur un bouton et fais tourner ton appart!
Voici des photos
de l'immeuble en question. Vous constaterez par vous même que les
immeubles qui l'entourent ont plutôt belle allure aussi. Mais n'oubliez
pas ce que ne montrent pas les photos : à quelques centaines de mètres
de là se cache une très accueillante petite favella...
19 août 2004
Le ridicule ne tue pas...
...et même que parfois, il permet de se faire élire !
C'est la période des campagnes pour les municipales en ce moment dans
tout le pays. Et les campagnes électorales au Brésil, c'est un vrai
régale !
D'abord, il y a les affiches, partout. Ce qui me
fait rire sur ces affiches c'est qu'elles reprennent toutes d'une façon
ou d'une autre le même thème : "Votez propre !".
C'est vrai que demander au gens de voter sale, ça le fait pas trop...
Mais les gens savent bien que quelque soit le candidat auquel ils
donneront leur vote, il finira corrompu ; c'est le système qui veut ça.
Ensuite, il y a les haut-parleurs mobiles qui répettent à longueur de
journée le nom du candidat et le numéro pour lequel il faut voter. Ces
hauts-parleurs sont trainés dans la ville dans un petit chariot ou sur
le toit d'une voiture et crient à un volume innacceptable, au risque de
réveiller les pauvres électeurs qui n'avaient rien demandés d'autre que
de faire une grasse matinée...
Et puis mes préférées : les
banderoles agitées aux feux rouges par de braves jeunes qui ont l'air
aussi convaincus par leur candidat que moi par l'idée de gober des
scarabés vivants... Il y a tout de même un mérite à attribuer à ces
démonstrations : ça fait baisser le chômage pendant deux mois...
Il y a aussi, juste à cette période, une recrudescence de la présence
policière dans les rues. On voit maintenant se balader gentillement
dans les coins chics tout un tas de policiers deux par deux chacun
ayant l'air de s'ennuyer plus que l'autre. Revotez pour moi, vous serez
en sécurité !
Et à la télévision, la demi-heure journalière
de spots électoraux. Je me permets de regarder la télévision aussi peu
que possible, donc je ne pourrais pas vous en dire grand chose, mais ça
me semble d'une bassesse à faire frémir d'envie l'équipe de campagne de
Bush.
Et il y a aussi les t-shirts, les autocollant à mettre sur sa voiture, sa porte, etc.
Donc des millions de Reais jetés par les fenêtres pour permettre aux
élus d'accéder à des postes où ils pourront être mieux corrompus et
donc gagner plus d'argent !
Il parrait qu'un jour, on a fait élire un singe gouverneur d'un état...
A noter qu'ici le vote est obligatoire et quiconque ne le pratique pas
se voit infligé une amende si il n'a pas une bonne excuse à présenter.
17 août 2004
5 femmes pour chaque homme...
Il y a une croyance répandue ici. Une croyance pourtant incroyable...
On me dit qu'il y a en moyenne au Brésil cinq femmes pour chaque homme.
Avec quelques variations : dans le sud, l'état de Santa Catarina
compterait sept femmes pour chaque homme ; dans le nord, il y aurait
deux hommes pour chaque femme.
J'ai consulté le site du bureau brésilien des statistiques et cette croyance est bien entendu fausse. Il y avait en 2000
: 86 270 539 femmes et 83 602 317 hommes. Mais cette croyance est très
tenace : en face des chiffres, le brésilien me dit : "ils savent pas
compter". J'essaye, sans succès pour le moment, de savoir d'où vient
cette croyance.
16 août 2004
Ipanema
La meilleure plage de Rio d'après les locaux.
Rio vu de là-haut
Corcovado
Le Christ Rédempteur :
Vous n'êtes pas les bienvenus...
Enfin vos soussous oui, mais la langue française moins... Si vous
voyagez pour le Brésil, c'est mieux de savoir parler au moins
l'anglais, le portugais ou l'espagnol étant évidemment beaucoup mieux.
Mais si vous ne parlez que français, vous vous exposez à des
difficultés de communication. Quand on voit ce qu'ils écrivent sur les
panneaux publicitaires dans les lieux qui sont fait exprès pour les
touristes, on comprend...
Copa Cabana !!
C'est beau ! Hein ?
