Va Chercher Bonheur...

... Au Brésil ou en Belgique

30 juillet 2004

"isso é um assalto"

Cette pause de blog s'est donc révélée courte...

Je saute sur le premier PC disponible pour vous faire part de ce qui m'est arrivé samedi en plein milieu de l'après-midi :

Un type me demande une cigarette par le fameux geste de la main mimant le fumage. Je réponds par le fameux hochement de tête positif. Le type traverse la rue, prend ma cigarette, me demande du feux, je le lui tend, il allume, me rend le briquet. Il me demande où est le shopping Curitiba. Moi enchanté de pouvoir aider des brésiliens à s'orienter, je lui réponds. Et c'est là qu'il découvre mon accent de gringo. La discussion commence, ce que je fais ici, si j'aime le Brésil, etc.

Et puis il se penche un peu vers moi et prononce à voix basse : "isso é um assalto". (c'est une attque, un assault ; je ne saurais pas le traduire parfaitement)

Je sens mes jambes me lâcher un instant ; mon coeur manque un battement. Je dis "quoi ?". Il répète. Un deuxième arrive et se place à ma droite de façon à ce que je sois encadré par les deux. "Ne cours pas, n'appelle pas la police si tu ne veux pas mourir".

Pas grand chose dans mon portefeuille, à part la carte bleue. Numéro deux me demande le code, je le lâche, parce que sur le coup, j'avais pas tellement envie de mourir...

Numéro un me "garde" pendant que numéro deux va retirer du liquide au distributeur. Je commence déjà à me calmer (un peu). J'en profite pour "interviewer" numéro un. Il est de São Paulo, il était plutôt spécialisé dans les attaques de boutiques, il a prit une balle dans la jambe et une dans le ventre et a fait deux ans de prison. Il avait arrêter de voler, mais avait besoin d'argent pour la mère de numéro deux qui a des problèmes de santé. J'ai aussi appris les prix du crack et des putes.

Numéro deux revient et me rend mon portefeuille (avec la carte) et me dit que j'ai de la chance car il n'a pas réussi à tirer d'argent des distributeurs. Ce qui est tout à fait possible car il y a quelques problèmes de compatibilité des cartes bleues françaises au Brésil. Il m'a dit qu'il avait seulement pris les billets dans le portefeuille, me laissant deux reais pour prendre un bus. Je suis reparti tout content de ne pas m'être fait plumer comme un con !

Mais je me suis vraiment trouvé con en regardant la position de mon compte, voyant qu'il y avait été retiré 280 euros.

Les gens m'ont dit que c'était normal, que c'est arrivé à tout le monde ici. J'ai quand même eu les boules pendant quelques jours...

L'essentiel est que je sois toujours en vie !

Posté par Julien à 13:34 - Commentaires [8] - [#]

Commentaires

    É, serzinho... espero que não esteja andando com a tua carte bleue na carteira aí no Rio!! Toma cuidado, tá bom?
    Beijinhos, tua serzinha.

    Posté par Prisca, le 31 juillet 2004 à 12:53
  • Tomo cuidado

    Não, vou andar sem nada nas bolsas agora. A penas de que comere e fumar...

    Posté par Julien, le 31 juillet 2004 à 14:50
  • Et si quelqu'un te demande si tu as une cigarette, tu sais bien quoi dire, hein?

    Posté par Prisca, le 31 juillet 2004 à 15:09
  • Hu hu hu

    T'avais qu'à pas reprendre la cigarette, vilain monsieur...

    Posté par Luce, le 02 août 2004 à 05:08
  • Et avec tout ça, tu as quand même réussi à taper le bout de gras avec un de tes agresseurs. Tu m'impressionne!

    Posté par Chninkel, le 02 août 2004 à 11:17
  • ahahahahah Oui, fumer, ça peut être très dangereux... surtout au Brésil!!

    Posté par Prisca, le 02 août 2004 à 11:18
  • M'enfin!?

    Tu es étonnant! Tu tchatches avec tes agresseurs toi? Enfin, tu es entier, c'est déjà pas mal. Et puis ça peut toujours servir le prix des putes et de la drogue...
    Il te reste un choix à faire : arrêter de fumer ou arrêter de filer des clopes au premier quidam venu. Perso, j'envisagerais la deuxième solution avec sérénnité.

    Posté par Cindy, le 04 août 2004 à 17:26
  • 2º solution

    Effectivement, je n'envisage pas d'arrêter de fumer simplement parce que les voleurs de grands chemins (et de petites rues mal éclairées) peuvent utiliser ça comme moyen de m'aborder pour me chopper mes deniers.

    Sinon, j'ai discuté avec mon aggresseur pour au moins apprendre quelque chose. Ça fait cher l'information, mais c'est mieux que rien...

    Posté par Julien, le 04 août 2004 à 17:41

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