05 octobre 2006
Chico au Brésil... The Return !
Chers fidèles lecteurs préférés ! J'ai aujourd'hui une grandiose nouvelle à vous apprendre !
La semaine prochaine je vais me deséxporter de Belgique. Et... Et oui, il y a un "et" ! Je vais probablement me réexporter au Brasil !! Oui, à moi aussi cette annonce me provoque une joie insurmontable. Parce que ça, ça veut pas juste dire que je vais retourner vivre au pays où les filles sont en bikinis... Ca veut aussi dire que Va Chercher Bonheur va pouvoir reprendre du service de beaucoup plus belle !
Portez-vous bien ! Je reviendrai probablement bientôt pour vous raconter une histoire belge !
03 octobre 2006
Des symboles qui pissent dans la rue
Bruxelles, ville de l’Europe, de la bière et… des gens qui pissent dans la rue ! Et oui ! Je fais caca aussi ou tout le monde a compris ?
Le symbole number one de Bruxelles, le truc que les
allemands en shorts et les japonais en appareils photos viennent voir, ce n’est
pas un bâtiment, ce n’est pas une rue, c’est une statue d’une cinquantaine de
centimètres, un bonhomme qui pisse dans la rue depuis des siècles…
Je suis encore passé devant il y a quelques minutes, pour être bien certain que ce n’était pas moi qui avais halluciné les première fois en trouvant ridicule que toutes les boutiques de souvenirs bruxelloises garnissent jusqu’à l’intégralité de leurs devantures de reproductions en miniature ou pas de ce petit pisseur. Et bien non, je confirme ma première impression, c’est ridicule. La statue n’a toujours rien de particulier. On croise un peu partout des statues urinantes, j’imagine même que c’est l’objet favori de tous les fabricants de fontaines. J’essaye vraiment de trouver ça rigolo ou original. Mais je ne peux pas ; c’est juste banal.
Alors je ne comprends pas toute cette folie autour du manneken pis… Ils ont bien une tradition amusante : régulièrement on habille la statue d’un de ses costumes. Il en a des centaines, conservés dans un musée. D’accord, c’est marrant de le déguiser, mais pourquoi le déguiser ? Quel intérêt ? Pourquoi donner une telle importance à ce qui n'est en fin de compte qu'un petit morceau de métal ?
25 septembre 2006
Les langues, les moutons et les horaires de travail
Belgique : petit pays, plusieurs langues, une capitale (Bruxelles), de la campagne, et pleins d'histoires (belges).
Comme je l'annonçais plus bas, je me suis exporté en Belgique quelques mois. Et quelle ne fut pas surprise le premier jour de voir qu'à 16H30 je devenais le seul être vivant de l'open space...
Je me suis longtemps demandé pourquoi tout le monde arrivait le matin entre 7 et 8 heures et repartait tout aussi tôt le soir. Et un beau jour pluvieux, alors que j'avais complètement écarté de mon esprit l'idée de pouvoir un jour résoudre cette énigme, un chauffeur de taxi m'a apporté la lumière !
En Belgique, les flamands ne veulent pas vivre à Bruxelles parce que c'est une zone francophone. Et les francophones ne veulent pas non plus vivre à Bruxelles, parce que c'est une zone mixte et que finalement la wallonie est tout de même beaucoup plus hospitalière. Du coup, Bruxelles est le contraire d'une ville dortoir, c'est une ville où les gens viennent travailler mais ou personne ne vit. Et il sembleraient que les gens veuillent vivre le plus loin possible de la ville.
Mais forcément, comme le boulot est à Bruxelles (comme à Paris en France), ils se tapent tous le trajet tous les matins. Et comme un mouton fait toujours la même chose qu'un autre mouton, tout ce petit monde se retrouve coincé dans les embouteillages du matin (ils appellent ça des files, j'aurai dit des queuleuleu moi mais bon). Et comme il y a toujours des moutons plus malins que les autres moutons, certains se sont dit "oui, mais si on venait plus tôt pour doubler tout ces autres connards !!". Pas con ! Sauf qu'un mouton restant tout de même un mouton, ils se lèvent tous à 5 heures du mat' pour se taper 1 heure de bouchon et arriver au boulot à 7h. En plus, pas de bol, la législation locale favorise fiscalement les voitures de fonction, ce qui augmente encore le nombre de grosses boites de métal qui prennent de la place et envoie de par le ciel leurs délicates effluves carbonique. De toutes façons les belges semblent nouer un attachement très particulier à leur carrosse, donc rares sont ceux qui se disent qu'ils pourraient prendre les transports en commun.
Alors que moi, tel le parisien standard chevauchant son fidèle métro, j'habite en centre-ville, je me lève pépère à 8h et je suis au travail à 9h30, frais, dispo et les veines pleines de caféine. Bon après c'est vrai qu'on peut toujours discuter sur pleins de sujets : est-ce qu'il vaut mieux vivre en ville ou en campagne ? Vaut-il mieux être un lève-tôt ou un couche-tard ? T'es plutôt voiture ou métro ? Slip ou caleçon ? Est-ce que les gencives des porcs sont meilleures que leurs travers ? Mais tout ça ne me rendra pas la compagnie qui m'a manqué de 16H30 à tard le soir...
16 septembre 2006
180 pages de Brésil
Je viens de lire La Salamandre de Jean-Christophe Rufin. Le type avait déjà eu le bon goût d'écrire Globalia, que personnellement je classe vraiment pas loin de 1984 (c'est dire si je le classe haut). Et là, il nous sort une petite merveille : un roman avec de vrais morceaux de Brésil dedans.
L'histoire se passe dans le Recife contemporain, une française débarque toute pleine de françaiseries, tombe follement (vraiment très très follement) amoureuse d'un brésilien et découvre ainsi le Brésil, son rythme, ses favelas, sa richesse et sa vie. Bon après ça se passe mal, mais je vais pas non plus vous raconter la fin.
Je n'avais jamais aussi bien vu décrit la façon dont on a l'impression que c'est l'air local qui provoque cet envoûtement et invite au lacher-prise. A aucun moment je ne me suis dit "Ha ha ! On voit bien que ce p'ti gars est rien qu'un français qui comprend que dalle au Brésil !". Et par contre, un paquet de fois je me suis dit "Tiens, c'est marrant, j'ai vécu exactement la même chose" ; même les avocats et les consuls de France que j'ai croisé étaient pareils.
Alors à tous ceux qui veulent avoir une idée de ce qu'est le Brésil sans avoir besoin de faire 11.000km, je conseille ce bouquin. Même prescription pour tous ceux qui ont la saudade... ;-)
Mais, mes fidèles lecteurs (s'il en reste), vous devez sûrement vous demander ce que je fais de ma vie maintenant. Et, magie, j'ai réponse à question !! Je me suis réexporté. Je suis en Belgique, à Bruxelles. Je me demandais si j'allais ouvrir un second blog pour dire plein de bêtises et parler un peu de la vie en Belgique, mais finalement et après mûres réflexions toutes plus vides de sens les unes que les autres, j'ai décidé, en mon âme et consistance, que je réutiliserai le même blog pour la Belgique ! Va chercher bonheur au Brésil devient donc Va chercher bonheur au Brésil ou en Belgique. Pour mon prochain billet, j'hésite entre "de la relation entre les embouteillages, l'immobilier et les langues" et "des symboles qui pissent dans la rue, une fois". Vous verrez !
28 juillet 2005
Les plages brésiliennes sont au Brésil
L'envie d'écrire se remet à me travailler. Et aussitôt je craque et reprend ce blog.
Mais aujourd'hui j'ai des choses à vous dire !
Je suis passé voir la plage de Paris tout à l'heure. Ca devait être l'année du Brésil pour Paris-plage, et j'ai surtout vu que les poubelles étaient aux couleurs du Brésil. Bon j'exagère, il y avait aussi quelques drapeaux et un groupe de musique et de dance. Je ne suis peut-être pas passé au bon endroit ou au bon moment, mais je proteste quand même. Et oui, c'est le signe que je suis bien revenu ! Même dans la superrette de mon quartier il y a plus de Brésil.
Où sont les caipirinha promises et tant espérées ?
29 mai 2005
1 an
Et oui, même si les 6 derniers ont étés plutôt calmes...
Il y a maintenant plus d'un an que ce blog est ouvert. Je vois dans la section statistiques qu'il y a de plus en plus de visiteurs qui passent par ici. En un an on atteint presque les 15.000 pages visitées, je n'en attendait pas autant. Merci à vous.
Je sais que c'est sans doute un peu tard maintenant pour motiver des gens à aller voter ou même à changer de décision, mais je tiens à vous dire que ce que nous disent nos amis les politiciens est entièrement vrai : les non-européens suivent de près ce qui se passent avec notre consitution européennes. Un brésilien me parlait de ça. Il me disait que, au-delà même de notre traité constitutionnel, c'était la première fois dans l'histoire que des pays libres s'unissaient plutôt que de se faire la guerre. C'est un espoir pour toute l'humanité ! Et les implication d'un oui ou d'un non français sont bien plus importantes que ce que nous en voyons de notre point de vue franco-français. Allez voter s'il en est encore temps.
Le Brésil me manque. J'imagine de plus en plus sérieusement de retourner m'y installer dans quelques années. J'attends de voir comment évoluera la situation socio-politico-économique du pays.
Ici, j'ai trouvé un boulot de consultant en décisionnel, je suis content, c'est un domaine passionnant et qui, selon moi, a de l'avenir. Quand j'en saurai un peu plus je pense que j'ouvrirai un nouveau blog pour vous parler de ça.
Au passage :
Merci au pti con qui s'amuse à spammer les commentaires de ne plus le faire.
02 mai 2005
Guarana et autres choses du Brésil
J'ai découvert par hasard la semaine dernière un magasin formidable qui me permet d'assouvir ma soif de Guarana Antartica et de Caipirinha et ma faim de pão de queijo et de sucre de cannes.
Si vous voulez retrouver ou découvrir les saveurs du Brésil, vous trouverez tout ce qu'il vous faut chez Coisas do Brasil. Seul inconvénient : les prix environ 10 fois plus élevés que sur place...
C'est fou le nombre de gens qui se baladaient avec des T-shirt du Brésil ce week-end dans Paris !
21 mars 2005
L'année du Brésil en France
Comment ne pas faire de come-back quand se profile à l'horizon temporel de notre pays si pressé l'année du Brésil en France ! On mesure bien l'empressement français quand on voit que cette année durera... 10 mois !
Oui, de mars à décembre 2005, tout en restant bien au froid en France, vous pourrez profiter de centaines d'occasions de connaître un peu mieux le Brésil et en particulier sa culture. Musique, cinéma, littérature, et même architecture (avec par exemple une exposition des beautés de Brasilia) seront au programme.
L'année porte le nom "Brésil, Brésils" pour bien marquer la diversité propre à la culture brésilienne. En effet, ils ont abouti à un mélange très riche en faisant se rencontrer les cultures indigène, portugaise (et plus généralement européenne) et africaine. Notons d'ailleurs que la France avait colonisé entre autres la ville de Rio de Janeiro, il y a donc peut-être un reliquat de culture française dans ce mélange exotique.
Si vous le voulez, vous aurez même la possibilité d'assister à un concert de Gilberto Gil, le ministre brésilien de la culture ! Sinon vous pouvez aussi opter pour le discours du même bonhomme ou alors de Lula, président bien plus sympa à recevoir que notre ami Poutine.
Ce sera en tout cas pour moi l'occasion d'arborer fièrement mon maillot de la seleção brasileira, de tenter de trouver les havaianas que j'avais idiotement laissé dans leur pays, de tenter aussi de trouver des livres en portugais (il faut que je lise du brésilien pour maintenir et améliorer le niveau). Bref, je compte profiter pleinement de cette année de dix mois pour retrouver un peu de la vie de là-bas.
Lancement officiel le 23 mars.
Renseignements : www.bresilbresils.org
19 novembre 2004
Curitiba ? E Sao Paulo ?
Une contribution de Homero, que je remercie muito pour
son travail. Vous êtes tous les bienvenus si vous voulez contribuer à
chercher bonheur.
La note de Homero donc :
Entao, voce nao para de falar de curitiba...
Meus pais ja foram la e gostaram muito, eu nunca fui..
Non, sérieusement, la ville de mon coeur, celle ou je suis né est Sao Paulo.
C'est marrant comme Sao Paulo est l'antipode de Curitiba...
A Sao Paulo, tout est sale, transpirant, pressé...
L'urbanisation est plus que Chaotique (j'en sais quelque chose, mon oncle
est ingénieur en urbanisme à SP). Les rues ne sont, mais alors pa du tout
sures (combien de fois je suis rentré chez moi en chaussettes), et je ne
parle pas des favelas... Les transports urbains, je n'en parle pas...En
voiture, on rique l'asphyxie, assourdissement, ou tout simplement
l'accident, voir le braquage...En bus, on met moins longtemps et on se prend
moins la tete à pied.
Le métro est le seul moyen de locomotion qui est digne de la Curitiba que tu
décris, propre, spacieux, neuf, bien que surpeuplé, rien à envier aux métros
parisiens, ou les "grisoux".
Enfin, bon, c'est quand meme la troisième plus grande aglommération du
monde, avec des dimmensions incroyables.
Mais j'aime cette ville chaotique, surtout pour ses habitants, et cette
incroyable mélange ethnique...(j'ai souffert de rascisme à la
française...donc je m'y sens bien).
Le quartier Japonnais, chinois, arabe, allemand, polonais, russe, italien,
français.
Les colons portuguais, les immigrands "nordestinos" (Descendants d'esclaves
Noirs du Nordeste).
Et de tout ce mélange, le meilleur résultat est le culinaire. Les
merveilleux sushis à "Liberdade", ou une savoureuse Pizza à "Bexiga", sans
oublier le succulent Bauru que j'achete R$ 1,00 en bas de ma rue (bien
meilleur qu'un bigmac)
Bon, tout cela m'a donné faim...Je vais aller manger...
Homero V.SAMPAIO
homero_frances@hotmail.com
|| www.hempforever.canalblog.com ||
10 novembre 2004
15 octobre 2004
Le pain et l'argent du pain
Un petit mot rapide pour vous dire qu'ici, les boulangers qui veulent vendre leur pain doivent trouver un système pour que ce ne soit pas la même personne qui touche le pain et qui touche l'argent. L'argent est sale, réellement et symboliquement.
14 octobre 2004
A bientôt
Beaucoup de boulot, et pas de connexion Internet à la maison. Donc une
pause de blog sans doute jusqu'à Novembre, après mon retour en France,
pour les billets de conclusion de ce blog.
Até logo,
Julien.
07 octobre 2004
Secte ou pas, les extraterrestres sont parmi nous
À quelques kilomètres de Brasília se cache un étonnant petit village
dont les habitants ont des pratiques religieuses très particulières.
Voici un reportage exclusif de VCB sur la Vallée du Levé du Jour, o Vale do Amanhecer.
Cette secte / religion / bande d'extraterrestres a été crée en 1968 par
une ex-camionneuse connue sous le nom de Tante Neiva. Celle-ci a reçu
les enseignements des moines tibétains et est devenue une illuminée.
Elle avait la capacité de voir et d'entendre les esprits. Le premier
esprit avec lequel elle fut en contact est celui de Père Flèche
Blanche, dont une des incarnations a été Saint Francis (San Francisco quoi).
Concrètement (s'il est possible de rester concret face à de tels
phénomènes) les adeptes sont des chrétiens qui replacent la vie de
Jésus dans un cadre plus moderne. Ils ont arrêté de placer la
souffrance au centre du mythe, par exemple Jésus n'est pas représenté
en train de mourir sur une croix, car cet instant de souffrance n'est
qu'une goutte d'eau dans l'océan de bonheur et de foi qu'il a vécu et
transmis. Le Père Flèche Blanche, quant à lui, est le héros
civilisateur du mythe. Il est à l'origine de la création des villes,
des civilisations, le tout culminant évidemment par la naissance de la
Vallée du Levé du Jour.
La Terre a d'abord été colonisée par
des extraterrestres bien plus avancés technologiquement qui sont venus
pour y fonder une colonie. Ils sont notamment auteurs des pyramides
égyptiennes et incas, et des statues géantes de l'Île de Pâques. Père
Flèche Blanche est arrivé dans un gros vaisseau spatial et les a tous
tués, enfin presque. À l'époque c'était un méchant qui détruisait
toutes les civilisations qui se formaient suivant un cycle de 2000 ans.
Et les quelques survivants devaient tout reprendre depuis le début. Le
vaisseau extraterrestre qui a tué les premiers arrivants se trouve
enfoui au fond du lac Titicaca, qui est en fait une larme d'étoile. Le
Père Flèche Blanche a cependant décidé de retourner à Dieu et de
redevenir gentil au moment de l'apparition de Jésus, donc pas de soucis
pour notre civilisation a priori (ouf ! sinon on est bientôt cuits
là…). Le retour à Dieu est symbolisé par une ellipse, omniprésente dans
les représentations. Voilà pour le mythe fondateur.
Passons
maintenant aux pratiques. Et là ça commence à devenir un peu n'importe
quoi... Ils ont pris des bouts d'un peu toutes les religions et
croyances et ont mélangé le tout pour en faire une ratatouille haute en
couleur. Et effectivement ils ont mis des couleurs partout, contrastant
par là avec les chrétiens traditionnels et leurs églises toute blanches
(noires en ville). Ensuite ils croient en la réincarnation et en la
possibilité d'incorporer les esprits de personnes décédées. J'ai
assisté à quelques unes de ces incorporations et c'est assez frappant
de voir comme les incorporants changent de comportement, de là à savoir
s'ils jouent la comédie, s'ils incorporent vraiment ou s'ils sont
tellement endoctrinés qu'ils croient qu'ils incorporent un esprit, je
ne sais pas trop... On nous assure que tout le secret réside dans la
manipulation des énergies et pour faire un adepte incorporer un esprit,
l'endoctrineur n'a presque qu'à créer un cercle de protection
énergétique... Et puis c'est une usine à miracles ; combien sont
venus à cette "Église" au bord de la mort et ont prolongé leur vie de
bien des années grâce aux cures magiques à base d'eau, de sel et de
parfum. Les gens qui souffrent le doivent en fait à la présence
d'esprits étrangers dans leur enveloppe corporelle. Ces esprits
gaspillent l'énergie et la volonté de l'esprit légitime de l'enveloppe.
Il suffit de les aider à retrouver le chemin de Dieu pour retrouver
santé et bonheur (génial !).
Bien étranges ces gens... Bon
enfin leur but et de faire le bien donc ça va... Et puis ils ne
demandent pas d'argent à leurs endoctrinés, donc tranquille aussi. Ils
ont maintenant plus de 500 temples dans le monde. Pas encore en France,
mais si vous voulez vous initier, vous pourrez peut-être avoir
l'honneur d'en créer un. Pour cela, il faudra d'abord vous faire
endoctriner, ce qui est assez rapide : il suffit de 21 leçons, et à
partir de la 7ème vous pourrez déjà avoir l'immense privilège
d'incorporer des esprits !
04 octobre 2004
Brasília
C'est une ville qui est sortie de terre en 1000 jours seulement dans
les années 60.Je pensais que Curitiba était une ville avec un urbanisme
pensé. Et bien, en comparaison avec Brasília, c'est rien du tout.
Dans les années 50, il prend au Brésil l'idée de transférer sa capitale
fédérale à l'intérieur des terres pour contrecarrer la désertification
de l'intérieur, et pour essayer de rapprocher la capitale des villes du
Nord et Nord-est, éloignées de Rio de Janeiro, l'ancienne capitale. Ils
ont donc pris un désert au beau milieu du pays et en 4 ans ont
construit une nouvelle capitale. Lúcio Costa fut chargé de l'urbanisme
de la cité et a imaginé une ville en forme d'avion. Sur l'axe central,
il a placé tout à l'avant-gauche (place du pilote) le palais
résidentiel du Président, puis la Place des Trois Pouvoirs (Exécutif,
Législatif et Judiciaire) ; viennent ensuite une longue enfilade de
ministères (dans des bâtiments tous strictement identiques), puis la
Cathédrale et le Théâtre National, la Gare Routière Urbaine, la Tour de
Télévision, des parcs et jardins, le Quartier Général Fédéral, et la
Gare Interurbaine. Cet axe central est coupé par une avenue
(autoroute), autour de laquelle sont construites les ailes de la ville.
Là, tout est organisé par secteur et symétriquement : secteur de
divertissement nord, secteur de divertissement sud, secteur bancaire
nord et secteur bancaire sud, secteur hôtelier nord et secteur hôtelier
sud. Les rues se permettent de ne pas porter de noms, mais des numéros.
Les secteurs d'habitations sont formés de blocs au centres desquels
sont prévus des espaces pour le commerce local. Enfin, il n'y pas un
seul carrefour, seulement des rond-points ou des entrées-sorties style
autoroute. Voila en gros pour l'urbanisme. Pour vous rendre compte de
vos propres yeux sans aller jusque là, vous pouvez consulter cette carte.
Passons maintenant à l'architecture. La plupart des Palais ont été
conçus par l'imagination d'Oscar Niemeyer, grande star locale et
architecte du siège du PC français. En voyant le résultat, on se rend
compte de ce qu'on peut faire avec du béton : pas seulement des HLM
moches. Les palais ont été conçus pour donner l'impression qu'ils
flottent dans l'air. Le Congrès (Assemblée et Sénat) est formés par une
coupole concave (Sénat) et une coupole convexe (Assemblée) au centre
desquelles se trouve l'édifice dominant de la ville : deux tours
reliées en leurs milieux pour former le "H"de Humanité. Vous pouvez
aussi voir quelques photos.
Bref, c'est le délire complet de l'urbanisme et de l'architecture. Mais
il restait un problème à Brasília : le temps était très sec, ce qui
avait pour effet de rendre la région inhospitalière en asséchant les
lèvres et en faisant saigner les nez des pauvres victimes du soleil par
moins de 10% d'humidité. Ils ont donc vu les choses en grand et ont
construit un lac artificiel, rien que ça. En fait une dépression
naturelle existait déjà et ils n'ont fait que rediriger les cours d'eau
environnants et construire des ponts. Ça a sans doute un peu amélioré
les choses, mais il fait toujours tellement sec que la transpiration
sèche avant d'atteindre les pores... Ça c'est un slogan pour les
vendeurs de déos !
Si je vous ai donné envie de vous installer à Brasília, laissez-moi
juste vous préciser que vous aurez impérativement besoin d'une voiture
car l'urbanisme étant très espacé, vous pouvez oublier les pieds comme
moyen de transport.
Vous allez comment sinon ? L'hiver commence à revenir en Europe ?
28 septembre 2004
Curitiba
Au Brésil, je suis plus particulièrement à Curitiba.
Et, on dirait pas comme ça, mais c'est une des villes les plus
innovantes du monde. Depuis les années 60, le développement de la ville
est planifié et controlé pour respecter ses habitants et son
environnement. Il y a 52 m² de végétation par habitant. Le système de
transport en commun (et de transport en général) est considéré comme le
plus évolué d'Amérique du Sud : il est formé autour de 5 axes
principaux sur lesquels circulent des bus bi-articulés sur des voies
réservées. Autour de ces axes réservés, des voies rapides urbaines
permettent aux automobiles de suivre ces grands axes. L'embarquement
des bus se fait au travers de station de bus (comme des petites
stations de métro en surface où l'on paye son passage avant de monter
dans le bus. Des sous-centres ont étés créés : un centre civique
(administratif), un centre polytechnique, un centre industriel, et
bien-sûr des centres commerciaux !
Bon et Curitiba est une
ville super propre ! Hier j'étais sur mon balcon vers les 23H et il y
avait un éboueur, costumé en bonhomme orange, ramassant, avec la
paresse compréhensible du type qui fait un boulot à la con, à une heure
à la con pour un salaire sans doute du même ordre, les mégots et divers
sacs plastiques jalonant les rues. Je me suis demandé quel était
l'intérêt de faire bosser les ramsseurs la nuit... Autant en mettre
plus pendant la journée. Peut-être qu'ils n'ont pas assez de poubelle
mobile, de balais et de pelle, et qu'ils ont donc trouvé cette solution
pour rentabiliser l'investissement en matériel de nettoyage... Bon mais
les rues sont propres. Et l'intérieur des maisons aussi. Ils sont un
peu maniaques ici j'ai l'impression... Faudra aussi que je vous parle
des éboueurs-trieurs en free-lance, dans le registre des boulots à la
con, je crois qu'ils surpassent de loin les éboueurs oranges.
Et Curitiba est la ville du marbre. Je n'en avais jamais vu en telle
quantité. En arrivant à l'aéroport, tu te dis "tiens, tiens, après ce
petit vol, il me ferait du bien de me vider de quelques liquides", tu
te dirriges donc vers les toilettes et là tu t'apperçois ébahit que
tout est en marbre. À part les sièges, les tuyauteries, tout est en pur
marbre ! Bon...
Curitiba, c'est aussi une ville où il fait
froid l'hiver. Le problème, c'est qu'elle est située sur un plateau à
pas loin de mille mètres d'altitude, c'est donc une ville de montagne,
le temps y est peu prévisible et la mer n'agit pas comme régulateur de
température, il fait donc vite froid dès que la nuit tombe et l'hiver
le thermomètre passe parfois dans le négatif (il n'y a pas de chauffage
!).
Curitiba est aussi la ville qui a été choisie par Renault
pour implanter son usine brésilienne. Il y a donc une présence
française assez forte dans la ville. Vous aussi, venez vous installer à
Curitiba !

